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Actualité sur : Discrimination, Taxe, Loyers, Crédit, Loyers Impayés

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Discrimination

En 2025, SOS Racisme a mené une vaste campagne de test auprès de 198 agences immobilières, issues de grands réseaux comme de la Fnaim. Le principe était simple : des militants se présentaient comme des propriétaires qui souhaitaient mettre leur bien en location et exigeaient que seuls des candidats « européens » soient sélectionnés pour s'épargner de prétendus « problèmes de voisinage ». Les résultats sont sans appel : près de la moitié des agences contactées (48,5%) ont accepté ou facilité cette demande discriminatoire. Concrètement, un quart d'entre elles ont accepté de faire elles-mêmes le tri sur une base raciale, tandis qu'un autre quart a encouragé ou laissé le propriétaire s'en charger. Heureusement, un peu plus de la moitié des agences (51,5%) ont fermement refusé et ont rappelé que la loi interdisait formellement une telle sélection. Face à ces chiffres, la ministre déléguée à la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a jugé que « le chemin est encore long ». Elle a rappelé que la discrimination est un délit. Elle a annoncé qu'une formation obligatoire sur le sujet serait étendue à l'ensemble des agents immobiliers. Aujourd'hui, cette formation ne concerne que les détenteurs de la carte professionnelle, soit moins de la moitié de la profession.

Taxe d'aménagement

Bonne nouvelle au sujet de la taxe d'aménagement. Après plusieurs années de hausses importantes, notamment en 2022 (+7%) et 2023 (+8%), la tendance s'inverse. Pour 2026, les barèmes nationaux vont baisser de 4,06%, tout simplement parce qu'ils suivent l'indice du coût de la construction, qui a bien ralenti l'année dernière. Concrètement, cela veut dire que la valeur de référence au mètre carré passera de 930€ à 892€ en province, et de 1 054€ à 1 011€ en Île-de-France. Attention, cela ne garantit pas une baisse automatique de 4% sur la facture finale. La décision finale revient aux communes, qui peuvent toujours ajuster leurs propres taux (généralement entre 1% et 5%). Pour rappel, cette taxe a pour objectif de financer les équipements publics de la commune et du département suite aux nouvelles constructions.

Hausse des loyers

L'Agence Nationale pour l'Information sur le Logement (ANIL) vient de publier sa dernière étude sur les loyers du parc privé, et le constat est sans appel. D'après les données de 2024 des observatoires locaux, les loyers ont augmenté dans toutes les villes étudiées entre début 2023 et début 2024. Selon les agglomérations, les hausses varient de 1% à 6%. Cette tendance colle de près à l'Indice de Référence des Loyers (IRL), qui était en moyenne de +3,5% sur la période. Cette proximité n'est pas un hasard : elle s'explique, en grande partie, par l'encadrement des loyers dans les zones tendues. Pour rappel, l'IRL sert de plafond pour les augmentations annuelles, que ce soit en cours de bail, au renouvellement ou lors d'un changement de locataire. Par ailleurs, certaines villes sous encadrement ont connu des hausses légèrement supérieures à cet indice, sans que l'écart soit vraiment significatif.

Crédit immobilier

Les Français sont retournés voir leur banquier en 2025. Résultat : le montant des nouveaux crédits immobiliers (hors renégociations) a bondi de 33% l'an dernier, pour atteindre plus de 146 milliards d'euros, contre 110 milliards en 2024. Ce rebond a surtout profité aux primo-accédants, même si l'on reste encore très loin des années record de 2021 et 2022, où les volumes dépassaient les 200 milliards d'euros par an.

Règles sur les loyers impayés

A partir du 1er janvier 2027, les règles concernant les loyers impayés évolueront pour tous les locataires qui touchent une aide au logement. L'objectif est simple : repérer plus vite les locataires en difficulté et déclencher plus rapidement des aides pour éviter les expulsions. Jusqu'à présent, la CAF ou la MSA considérait une situation comme un impayé dès que la dette atteignait l'équivalent de deux mois de loyer, charges comprises, une fois les aides (APL, allocations familiales ou sociales) déduites. Un nouveau décret va changer la donne. Dès 2027, un impayé sera reconnu beaucoup plus tôt, dès que la dette cumulée de loyer et de charges dépassera 450 euros. Un deuxième cas de figure est aussi prévu : après trois mois de loyer de retard, la situation sera également signalée comme un impayé, même si le total est inférieur à 450 euros. Concrètement, cela permettra d'identifier bien plus vite les situations d'endettement pour pouvoir agir avant qu'elles ne deviennent critiques.

Photo | Pixabay

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